La Tribune
3 novembre 2003
Valeurs & secteurs
Par Nathalie Chevenne

 


« ATV candidate au Marché Libre »

La société de coursiers espère lever, début 2004, entre 800.000 et 1,5 million d’euros, sous la forme d’une augmentation de capital.

Résolu à devenir « le numéro un du secteur à l’horizon 2006 », Julien Cohen, le président fondateur de la société de courses parisienne A Toute Vitesse (ATV), compte bien mettre toutes les chances de son côté pour y arriver. L’inscription de son affaire sur le Marché Libre, prévue au tout début 2004 sous la forme d’une augmentation de capital, répond à cet objectif. « L’opération nous permettra de financer notre croissance externe tout en nous permettant d’offrir aux sociétés rachetées de les payer en titres », témoigne le dirigeant qui espère bien lever à cette occasion entre 800.000 et 1,5 million d’euros.
Plusieurs dossiers de croissance externe sont à l’étude dans les transports express. « Nous devrions en réaliser au minimum deux en 2004, assure Julien Cohen, ce qui devrait nous permettre de réaliser, dès l’année prochaine, un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros, contre 1,8 million attendu cette année. »
Très atomisé (sur les 700 sociétés d’Ile-de-France, près de 500 comptent moins de 5 salariés), le marché laisse de fait apparaître une importante marge de manœuvre que compte bien exploiter la société, dont l’audacieuse campagne de communication avait déjà beaucoup fait parler d’elle : déclinée sur ses tapis de souris, ses cartes de visite et même sur ses camionnettes, elle dévoilait sans complexe l’anatomie de quelques-uns de ses coursiers !
L’ambition de Julien Cohen est d’arriver rapidement à réaliser 10 millions d’euros de chiffre d’affaires avec une marge nette de 9 %. L’exercice en cours devrait rester légèrement bénéficiaire, comme en 2002, et ce malgré les frais d’introduction en Bourse. Une procédure que le dirigeant a déjà expérimentée en 1998, lors de l’introduction sur le Nouveau Marché de DirectLine (rebaptisé Western Telecom à la suite de sa fusion avec Vocatex), une affaire qu’il avait lui-même créée en 1996.