Entreprendre
décembre 2003
Entrepreneurs & Affaires – Réussites à suivre
Par J.D.

 


« Le PDG d’ATV change l’image des coursiers »

Une entrée en bourse à toute vitesse
La jeune société de courses, qui n’hésite pas à afficher ses coursiers nus sur ses camionnettes, fait son entrée en bourse. En soignant sa communication et le service, elle rénove l’image d’un métier jusqu’ici peu attrayant.

Il y a des personnes qui ne sont pas nées pour faire les choses comme tout le monde. Julien Cohen est de ceux-là. Il est arrivé comme un boulet de canon dans l’univers des sociétés de courses et vise aujourd’hui la première lace du secteur. « Je voulais secouer la profession, s’exclame-t-il, et ça a fait un carton ». Aujourd’hui, ATV est une des vingt entreprises de courses qui comptent parmi un marché de 700 sociétés.

Une histoire qui roule
Résumons l’histoire : en 1991 il crée la société A toute vitesse. « L’idée était de créer un service de course de qualité, avec des coursiers impeccables ». Pendant cinq ans, il laisse la gestion à sa femme Marie-Laure tandis qu’il introduit Western Telecom en bourse. Elle apporte un œil nouveau dans ce monde résolument “macho”. « Elle a amélioré la qualité du service, explique Julien Cohen. Moi, je suis plutôt un gestionnaire et un homme de marketing… » Il revient au chevet d’ATV en 2001 et la réorganise. Elle présente désormais une rentabilité nette de 10%.

30% de nouveaux clients en un an !
2001, c’est l’année où ATV gagne 30% de nouveaux clients. Son secret ? Un génial coup de pub. Les coursiers et leur président posent nus avec le slogan “Regardez-nous différemment”. « Je voulais redorer le blason de notre métier, déclare Julien Cohen, et rappeler que nos coursiers sont malins et tous impeccables ! ». Aujourd’hui l’image d’ATV est forte.
Afin de financer sa croissance externe, ATV a décidé d’aller en bourse. Julien Cohen vise la première place du marché en 2006, avec 3000 clients et 10 millions de chiffre d’affaires. Sa qualité principale ? C’est sa femme Marie-Laure qui répond : « Il n’a pas de limite ! »