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« ATV l’étape relax des coursiers »
L’entreprise de courses vient de prendre ses quartiers en
Seine-Saint-Denis, à Montreuil. Son charismatique patron,
Julien Cohen, a tout dessiné lui-même, des plans d’ensemble
aux meubles, dans un esprit très “funky business”
: espace, confort, fun et efficacité.
C’est à peine la banlieue et on a déjà
l’impression de s’aventurer en terre lointaine, entre
ville et campagne. A Montreuil, dans l’est de Paris, les anciennes
usines n’ont gardé que leurs enceintes un peu austères
qui semblent illustrer l’adage“pour vivre heureux, vivons
cachés”. Raison pour laquelle sans doute Julien Cohen,
le très médiatisé patron d’ATV –
qui n’a pas hésité à dénuder ses
coursiers pour habiller les véhicules de sa société
- , a ouvert en grand les bureaux du loft de 175 mètres carrés
où travaillent une dizaine de salariés dans une ambiance
familiale et un esprit start-up. Fidèle aux préceptes
de la “funky business attitude”, qui vise à associer
ludique, confort et efficacité, il a dessiné les plans
lui-même, fait fabriquer les meubles sur mesure et posé
un vrai parquet en chêne.
Pour ne pas tout mélanger et confondre par exemple travail
et repos, le code couleur est simple : orange pour le plaisir, beige
ivoire pour le business. Julien Cohen est un pragmatique épris
d’esthétisme. Ça tombe bien : dans la même
cour doivent emménager des voisins artistes (sculpteur, photographe,
designer, graphiste…).
En ouvrant la porte d’entrée, on tombe directement
sur le coin cuisine à l’américaine, prolongé
par l’espace détente, avec machine à sous, fauteuils,
table basse rouge laquée et vases africains noirs, ainsi
qu’une douche. Utile l’été prochain quand
la terrasse, ouverte sur le toit, accueillera des barbecues improvisés
sous un soleil de plomb. L’idée : que les 42 coursiers
maison puissent se poser entre deux missions.
Mais n’anticipons pas. Avant, il y a l’espace –
forcément ouvert – de travail proprement dit, avec
deux sphères bien distinctes réservées à
la réception des appels (1 200 par jour) d’un côté,
et la gestion des commandes de l’autre. Les bureaux sont modulables,
créés sur mesure pour un travail à trois, en
étoile. Les PC, tout petits, sont du dernier cri. Au fond,
et séparé par une cloison transparente, le bureau-salon
des deux associés (30 mètres carrés) avec vue
d’ensemble sur la bonne marche de l’entreprise. Peinards
!
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