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« Notre coup de Cœur : COURSIERS A Toute Vitesse »
Introduction en Bourse et croissance externe sont au programme
pour cette société de course atypique.
Comment faire d’une société de course la poule
aux œufs d’or ? Julien Cohen, le dirigeant d’A
toute vitesse (ATV), reste discret sur certains points de sa stratégie
de croissance… Il est en revanche plus disert sur son système
de facturation ultramoderne et l’audace qu’il a acquise
tout au long de son parcours d’entrepreneur sur le marché
de l’Internet et de la téléphonie . En 1996,
il quitte en effet ATV après l’avoir fondée
cinq ans plus tôt, et monte différentes start-up en
France et aux Etats-Unis. Leurs destins sont variés : enchereonline.com
fait faillite, tandis que Western Telecom est toujours coté
en Bourse.
Pub percutante.
En 2001, de retour dans la société de course spécialisée
dans le transport léger et la messagerie express, il décide
de se faire remarquer : « Après dix ans d’existence,
l’entreprise avait peu évolué. Nous étions
cependant toujours parmi les plus performants, dans la masse des
700 sociétés parisiennes », explique le dirigeant.
Pour se différencier, il mise sur une campagne de pub. Peu
diffusée, l’image est néanmoins percutante :
il pose nu avec d’autres coursiers. En légende de la
photo, que l’on retrouve sur les voitures de fonction et sur
les cadeaux offerts aux clients : “Regardez-nous différemment”.
« Nous voulions redorer l’image des coursiers, souvent
associés à des voyous aux mains sales. Les nôtres
n’arrivent pas la cigarette au bec. Ils sont polis et bien
habillés. A la demande, ils peuvent même se déguiser
», dit Julien Cohen. En cette période de fêtes,
vous avez peut-être déjà croisé des pères
Noël parisiens à moto ! Les clients ont l’air
d’aimer ça : il faut dire que bon nombre d’entre
eux, notamment ceux issus du monde de la publicité, sortent
du carnet d’adresses du dirigeant. La cible de l’entreprise
? « Nous n’acceptons pas les clients occasionnels mais
ne participons pas non plus aux appels d’offres de grosses
sociétés qui cassent les prix. Nous jouons avant tout
la carte de la qualité auprès d’une clientèle
de PME. »
Aux achats.
Une stratégie qui paie. Le chiffre d’affaires d’ATV
s’élève à 1,8 million d’euros en
2003, contre 1,5 million en 2002 (le résultat devrait se
situer entre 50 000 et 100 000 euros, un million prévu en
2004). Les dirigeants préparent même une introduction
en Bourse. La mise sur le marché libre de 20 à 25
% du capital d’ATV devait permettre la rachat de quatre sociétés
de course en 2004 et 2005, et étoffer l’équipe
qui compte aujourd’hui une cinquantaine de personnes.
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