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« ATV veut lever
environ 1 million d’euros sur le Marché Libre »
La société de courses parisienne compte se poser
en pôle de concentration du secteur. ATV est en pourparlers
« avancés » avec trois cibles
Comme Charles Beigbeder il y a quelques jours avec Poweo, Julien
Cohen, fondateur et PDG de la société de courses parisienne
A Toute Vitesse (ATV), vient pour la seconde fois en Bourse pour
lever des fonds. Chargé de l’introduction au Nouveau
Marché en 1998 de l’opérateur de télécommunications
Western Telecom (22,56 millions d’euros levés) en tant
que directeur général et directeur financier, le dirigeant
veut cette fois récolter environ 1 million d’euros
sur le Marché Libre en janvier 2004. L’entrepreneur
reste toutefois suspendu à la délivrance du visa de
l’AMF, qui pourrait intervenir « dans quelques jours
».
Ces fonds sont destinés à financer les acquisitions
projetées par ATV dans le but de devenir le numéro
1 d’un secteur morcelé, devant l’actuel leader
Top Chrono, racheté fin 2003 par Chronopost (La Poste).
« Nous intervenons sur le marché francilien des services
de coursiers, estimé à 500 millions d’euros,
qui compte 700 acteurs et 8.000 salariés dont une trentaine
au-dessus de 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires.
Or, nombre d’entre eux, généralement indépendants,
sont fatigués et surmenés. Nous nous proposons donc
de prendre le relais de ces acteurs », explique Julien Cohen.
Ce dernier indique être en discussion « extrêmement
avancées » avec trois intervenants.
Grâce à ces acquisitions, la PME (55 personnes) vise
en 2004 un chiffre d’affaires de 4,35 millions d’euros
(dont 2,2 à 2,3 millions d’euros à périmètre
constant), soit une croissance de 240 % par rapport à 2003
(+ 22-25 % à périmètre constant) pour une marge
opérationnelle de 18,2 % (13,5 % en 2003). Ces velléités
de croissance externe entrent toutefois en contradiction avec les
principes de recrutement d’ATV, qui forme systématiquement
des novices afin de trancher avec l’image traditionnelle des
coursiers. « Nous allons transposer notre organisation chez
les sociétés acquises, se défend Julien Cohen.
Nous sommes structurés autour de cellules de quinze à
vingt coursiers gérés par un coordinateur. Nous pouvons
dupliquer ce principe à l’infini. »
ATV tient donc à sa spécificité, entretenue
par la campagne de communication lancée en 2002 sur les véhicules
quatre roues de sa flotte, recouverts des visuels représentant
ses coursiers presque dénudés, façon Full Monty.
Julien Cohen indique avoir conquis 180 clients (sur 650 aujourd’hui)
rien qu’avec sa campagne de communication.
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